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no man(s) land

EVENEMENT  

Hossein, capitaine de la milice du secteur de Moalem et membre du PSNS (Parti social nationaliste syrien), pose avec sa femme et ses deux enfants devant l’entrée de sa maison, où il vit depuis dix ans. Il présente dans un cadre la photo d’un des martyrs du parti qui a foncé sur un checkpoint israélien du Sud-Liban au volant d’une voiture remplie de dynamite, faisant ainsi plus de trente morts. Secteur Moalem.

« La ligne verte est une frontière, une ligne de front qui sépare Beyrouth en deux parties depuis plus de dix ans : la partie ouest, où vivent les populations à majorité musulmane, et la partie est, où vivent celles à dominance chrétienne. Cette brisure s’étend des faubourgs lointains – du village de Karamé au-delà de l’aéroport, là où les milices chiites d’Amal font leur jonction avec les Druzes venant de la montagne – au port de Beyrouth, théâtre de la guerre civile des années 1975-1976. Elle s’étend sur près de quinze kilomètres. Alors que dans le secteur chrétien seuls demeurent les francs-tireurs et des soldats de la 5e brigade de l’armée israélienne, dans le secteur ouest, la population civile se mêle aux miliciens d’Amal, du Hezbollah et aux Druzes du PSP (Parti socialiste progressiste). Pendant près de quarante-cinq jours, j’ai parcouru cette ligne de désolation du côté ouest de la montagne jusqu’au port. Rue après rue, maison après maison, j’ai rencontré les acteurs de cette veine sanglante et réalisé leur portrait avec une chambre photographique Linhof Technika 4 × 5 inches. »

Yan Morvan - Liban, septembre 1985

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Rue de Syrie, secteur Bachoura

Exposition Yan Morvan, "La ligne verte"

Du 20 mars au 27 avril 2019

Galerie Folia, Paris 

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