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WILLIAM+

KLEIN

ANNIVERSAIRE(S)

ÉVÉNEMENT

« J’étais en transe. Ce que je pouvais faire avec un appareil me mettait dans un état second. Ma devise, Anything goes... C’est ce qui m’a toujours plu. Pas de règles, pas d’interdits, pas de limites.» 

William Klein

Photographe, peintre, graphiste, réalisateur.

Pour les 90 ans de William Klein, Polka lui dédie une exposition rétrospective afin de mettre en lumière son incontestable travail pluridisciplinaire. 

Pour l'anniversaire de cet homme à multi-facettes, considérant Paris comme sa véritable terre d’adoption, Polka présente « William + Klein », une exposition photographique de 90 tirages afin de mettre en valeur les différents chapitres cruciaux de l’oeuvre de l'artiste américain à la French Touch et revenir sur ses 70 ans de carrière.  

De ses abstractions à la fois picturale et photographique, à ses photographies de mode, pour Vogue entre autre, où il devient, avec ses confrères Irving Penn et Richard Avedon, l’un des photographes de mode majeurs pour la presse française, en passant par ses films, ses différents périples dans des villes telles que New York, dont il est originaire, mais aussi Rome, Moscou, Tokyo, ou encore La ville des Lumières. 

Tout commence par l’abstraction. Avant d’être un artiste influent de la street photography et de la photo de mode, Klein étudie la peinture abstraite à Paris. Grâce à  un appareil argentique gagné a l’armée durant une partie de poker, la photo devient pour lui un nouveau terrain de jeu expérimental. Il joue alors avec la lumière, les formes et met peu à peu en place les clés d’un langage photographique qui le suivra toute sa vie. 

Puis, l’artiste brise les codes traditionnels pour Vogue, bouscule les règles de cadrages, jouant sur la narration de ses images, le bokeh ou encore le grain propre à l’argentique. Il révolutionne ainsi la photographie. D'abord rejeté en Amérique, son livre « Life Is Good & Good for you in New York » est publié grâce à Chris Marker.. Puis récompensé par le prix Nadar en 1957, est aujourd’hui considéré comme un ouvrage majeur de l’histoire de la photographie du XXe siècle. 

Puis, New York est la dernière scène du premier acte de l’oeuvre artistique de Klein. Le second acte s’ouvre par l’exploration de quatre capitales: Rome, Moscou, Tokyo et Paris. Elles en sont les grandes protagonistes. une invitation au voyage d’une quarantaine d’années. Dans les pas du cinéaste Fellini, il découvre Rome, et ses richesses infinies. La deuxième étape est moscovite. Klein s’aventure en pleine Guerre Froide, en terrain ennemi... Il dira pourtant  "J’ai été très surpris, déstabilisé. Je déteste New York, j’adore Moscou. C’est la ville qui m’a le plus touché, le plus ému. »

Deux ans plus tard, en 1961, il s’aventure beaucoup plus loin vers les terres de l’Est: les autorités japonaises l’invite officiellement pour photographier leur capitale. Le peuple nippon connait déjà son travail sur New York et Rome. Sa vision de la photo inspire les plus grands photographes du pays dont Daïdo Moriyama, qui exposait deux ans avant lui à la fondation Cartier. 

Enfin, en 1958, William Klein signe un contrat avec Vogue. Ses collègues se prénomment Irving Penn et Richard Avedon. A l’époque, c’est avec les magazines de mode, que la photographie est à son émancipation. Loin des sujétions, des conservatismes et des étiquettes, et grâce à des directeurs artistiques audacieux et visionnaires. Klein en profite, en sortant les mannequins des studios et en les abandonnant dans des rues fourmillantes et ensoleillées : Elles posent, et lui observe, quelques mètres plus loin, au téléobjectif. 

Exposition "William + Klein" 

Du 24 mars 2018 au 26 mai 2018

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