Chaque mois, Horschamp - Rencontres de Photographie sélectionne un cliché en écho aux problématiques de notre monde, et le met à l'honneur à travers une publication. 

Si vous êtes photographe, et que vous faites du reportage, du documentaire ou de la photographie de rue, envoyez nous vos travaux sur mathilde@horschampfrance.org ou sur instagram via @horschamphoto.

©Hervé Bossy / Donbass, Ukraine 2018

Naomi Madariaga, Chili - Horschamp

"Chili, Santiago, 2019

Ce sont les espèces en danger qui forcent le changement.

3 semaines de manifestations, des millions de personnes qui continuent de lutter et de dénoncer pacifiquement 30 ans d’injustices causées par la hausse du prix du ticket de métro, par la privation des services et des droits basiques, le tout dans l’indifférence totale d’un État endoctriné par le néolibéralisme. 

Le 25 octobre dernier, durant l’appel pour la « la plus grande marche du Chili » et grâce à un million deux cent mille personnes, le pays a montré au monde entier un visage qu’on ne lui connaissait pas. Le Chili était devenu une fausse carte postale qui avait  pour unique but d’attirer davantage d’investissements étrangers. 

C’est pour cela qu’aujourd’hui, il est important de rendre hommage à ces millions de visages méritants. Les visages d’une jeunesse sans peur qui conteste le couvre-feu imposé par les militaires. Les visages marqués par la peur de nos parents et grands-parents qui se rappellent d’un temps où les militaires avaient pris le contrôle des rues lors de la dictature de 1973, et avaient commis tout types de barbaries. Ces visages qui nous ont fait comprendre qu’au Chili, si les différents secteurs sociaux et politiques peuvent s’unir pour la lutte contre les inégalités dans un mouvement commun, personne ne pourra les faire taire." 

Naomi Madariaga

Chili

@naomadariaga

"Nous sommes en 2017, Mon périple démarre en banlieue de Tananarive (Capitale de Madagascar) pour rejoindre Tuléar sur la côte Ouest. La RN7 que nous empreintons est chaotique, à l'image d'un pays en constante et fragile transition. Ambatolampy, nous y sommes. La plus ancienne et traditionnelle fonderie d'aluminium du pays. Inspirée des techniques de moulage en latérite servant à la fabrication de cloches en bronze, l'usine Alumada fabrique plusieurs centaines de pièces par jour. C'est par containers entiers que l'Europe exporte ses déchets d'aluminium blanc à Madagascar. Profilés extrudés servantà la fabrication de canettes de soda sont ainsi récupérés et fondus à plus de 660°C. On assiste dès lors au ballet des ouvriers, travaillant sans protection, souvent à pieds nus et toujours sans masque. Je frissonne à l'idée qu'un accident arrive devant mes yeux. Ils restent souriants et confiants. Leur maîtrise est impressionnante, à l'image de leur capacité à subir l'atmosphère insoutenable de l'aluminium chauffé qui remplit progressivement nos poumons. Ils sont jeunes, peut-être un peu trop. 

Je décide alors de sortir de cet enfer, mon appareil se recouvre d'une fine poussière qui s'avère dangereuse pour les mécanismes du boîtier. Dans la cour plus loin, j'aperçois les colonnes de casseroles refroidies, prêtes à être vendues sur les marchés malgaches ou Réunionnais où je résidais à l'époque. Mais cela n'intéresse pas les touristes. Les Malgaches sont avant tout des artistes récupérateurs. Les faibles conditions économiques du pays en sont la principale cause. Ne rien jeter, tout transformer en objets utiles ou de décoration devient alors un dogme. Je découvre dans une autre petite salle une rangée de jeunes travailleurs alignés devant leur polisseuse respective. Les restes d'aluminium moins nobles sont fondus et moulés pour fabriquer divers objets décoratifs vendus aux touristes. Baobabs, scénettes animalières, cendriers et bijoux sont ici façonnés par les petites mains fragiles des enfants. La technique est précise et maîtrisée. Je suis divisé entre l'admiration pour la qualité de l'artisanat et mon empathie pour ces mineurs travaillant sans relâche. Seul moyen de gagner un maigre salaire pour leur famille, on ne peut s’empêcher de réfléchir aux conséquences désastreuses sur leur santé. Une étude de l'Inserm en 2000 démontra que chauffé à plus de 400°C, l'aluminium volatil pénètre dans les bronches pour se mélanger au sang. Dès lors, on constate des effets irréversibles sur le système nerveux et le cerveau, provoquant dans certains cas, des troubles psychomoteurs ou des prédispositions à la maladie d'Alzheimer.
Cette dualité de sentiments m'accompagnera tout au long du voyage, donnant le nom de cette série de photographies sur Madagascar "From dust to grace" (traduit "De la poussière à la grâce"). Ce cliché en est une parfaite illustration. L'aluminium rutilant dans les mains de ces enfants marque un contraste puissant avec la poussière recouvrant leurs vêtements et leurs visages. Le bruit des polisseuses est assourdissant et personne ne remarque ma présence dans l'atelier. Je m'approche lentement et m'accroupis auprès d'eux. L'enfant sur la droite relève la tête et me fixe. Il arrête sa rotative, me laissant le temps de déclencher. Beaucoup d'humanité se dégage de ce timide regard et je devine l'esquisse d'un sourire, dissimulé par le t-shirt qu'il porte autour du visage. Je lui souris à mon tour et me retire en le remerciant. Il faut partir, il nous reste une longue route à parcourir. Elle sera sûrement moins pénible que la leur..."

Lucas Dumortier 

France, 

@dumortier.lucas

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"En Irlande du Nord, les bonfires rappellent la mémoire des Troubles, conflit qui opposa les catholiques irlandais aux protestants loyaux à la couronne britannique entre 1968 et 1998. Les bonfires, ce sont d'immenses tas de palettes en bois que les jeunes construisent et auxquels ils mettent le feu à l'aide de cocktails molotovs, en brûlant des drapeaux de la communauté opposée. Ici, dans le quartier catholique de Newlodge, à Belfast, les jeunes ont construit leur bonfire, le 9 août dernier, en souvenir de l'Internment, opération qui visait à arrêter une centaine d'activistes républicains irlandais en 1971. La police nord-irlandaise a tenté de faire détruire le tas de palettes en vain. Deux jeunes du quartier ont refusé toute l'après-midi de descendre de l'édifice, en invoquant la mémoire des prisonniers de l'IRA. Face au risque d'émeute, les forces de l'ordre ont fini par quitter la zone, sous une pluie de bouteilles en verre. Le soir-même le feu était allumé comme prévu devant une foule d'habitants du quartier."

Thomas Devenyi, France 

www.thomasdevenyi.com

"Guet Ndar, Saint-Louis, Sénégal, Novembre 2017

C'est  ici, au XVème siècle, que le pays et le fleuve éponyme auraient trouvé leurs noms modernes. Le premier colon portugais ayant accosté demanda à un pêcheur le nom du fleuve en le désignant du doigt. Le pêcheur répondit « suunu gal », « nos pirogues » en langue wolof, croyant qu’il montrait les embarcations. 

Cette explication, presque légendaire, est particulièrement appréciée de la population du quartier de Guet Ndar, coincé entre le fleuve Sénégal et l’Océan Atlantique, sur une bande de sable qui ne dépasse pas les 250m de large appelée la langue de Barbarie. Les habitants, pêcheurs de générations en générations, se sont construit une identité unique et forte, s’opposant souvent au pouvoir politique local. Ils ont mauvaise réputation dans le reste du pays, on leur reproche leur renfermement, leur rudesse, les qualifiant parfois de sauvages.

J’ai pour ma part vu une volonté de survie de cette population face à des menaces bien réelles, sur ce bout de terre présentant une des plus forte densité du continent. Cette population pauvre subit la surexploitation des ressources halieutiques en eaux territoriales sénégalaises par les chalutiers asiatiques et occidentaux. L’exploitation du sable vient niveler une côte vulnérable, ce qui renforce les conséquences du changement climatique, la montée des eaux avalant à chaque hiver plusieurs mètres de littoral. 

Pour les premiers concernés, la lutte est perdue d’avance face à un océan destructeur pourtant autrefois nourricier. Au delà de la perte d’une maison, d’une identité et le départ vers un ailleurs, seule reste dans cette adversité la solidarité en lieu et place de refuge.

Avant qu'il ne disparaisse, j’ai tenté de dresser un portrait de ce quartier attachant, lieu de naissance du nom Sénégal. Cette photo est celle qui représente le mieux les couleurs et la vie l’habitant."

Benjamin Forey, France

@benjaminforeyphoto

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Cette photo a été prise le soir de la victoire de l'Algérie à la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

"1.2.3, Viva l'Algérie", l'hymne de la victoire.  On l'entend partout, d'une seule et unique voix, après le but de R.Mahrez à la dernière seconde d'un match qui restera gravé dans la mémoire de tout algérien. Un coup de grâce qui a transformé l'atmosphère accablée de silence et de peur en une hystérie sans égale, comme chacun voulait tout au fond de lui crier comme il ne l'a jamais fait.

Des émotions diverses envahissent la foule et les voix se mêlent, hurlant de tout coeur "1.2.3, Viva l'Algérie".

Après des années d'absence du peuple sur les terrains socio-politiques, sa voix est sortie dans la rue, la voix de la liberté à crié dans les quartiers populaires, les gens se sont émancipés de la gangue qui les étouffait, contre ceux qui ont brisé leurs ambitions et leurs rêves, le peuple est libéré de la peur. La voix de 40 millions d'algériens s'est faite entendre dans tout le pays, annonçant une nouvelle Algérie.

Aladin Ridal, Algérie

@aladinridal

Deux piliers de la communauté discutent au coucher du soleil devant leur village. Hasankeyf a atteint son apogée au XIIe-XVe siècle, lorsque la ville était la capitale des Turcs Artukid et des Ayyubides kurdes. Jusqu'à présent, la ville conserve plusieurs exemples exceptionnels d'architecture islamique. Les monuments mêmes de Hasankeyf ont été sculptés dans le calcaire à proximité, créant un profond sentiment d'harmonie entre la ville et ses environs. Ses canyons sont aussi vieux que la Terre et les grottes qui les façonnent sont aussi vieilles que l'être humain. Aujourd'hui, la même civilisation qui a grandi et prospéré sur les rives du Tigre représente la plus grande menace pour la survie de ces lieux. La première fois que je suis arrivé là-bas, c'était par accident alors que je voyageais à travers la Turquie et que c'était un coup de foudre. Je pense que c’est quelque chose qui arrive quand on trouve un «lieu de l’âme». Quelque temps plus tard, quand j'ai découvert que le village était condamné à l'oubli à cause de la construction du barrage d'Ilisu (une partie importante du projet GAP *), j'ai décidé de revenir recueillir des témoignages et des souvenirs. Une fois les travaux terminés, les habitants de ce village millénaire seront transférés dans une nouvelle ville et leur village sera détruit, submergé par l’eau qui effacera des milliers d‘années d’histoire. Il ne restera que le drapeau turc flottant sur une aiguille de montagne. En tant que photographe, c’est très stimulant de travailler avec l'histoire en devenir, en tant que personne et en tant que Sicilien, je ressens un lien fort avec un peuple se perçoit comme adopté par la nation à laquelle ils appartiennent. J'essaie donc de raconter une attente, faite d'abandons et d'incertitudes, de traduire ce sentiment de suspension des limbes, où la vie coule normalement malgré un présent qui ne laisse aucune place pour l’avenir.

 

Le barrage Ilısu fait partie du Southeastern Anatolia Project (GAP), mis en place dans les années 70 dans le but de soutenir le développement durable de l’Anatolie du Sud-Est (Kurdistan Turc). Quand il sera terminé, le barrage pourra accueillir une centrale de 1200 MW, et constituer un reservoir de 10,4 milliards de m3, ce qui permettra à la Turquie de contrôler le débit d’eau entre la Syrie et l’Irak. La construction n’a commencé qu’en 2006, mais a vite provoqué une controverse internationale à cause de la planification de l’inondation du village de Hasenkeyf, qui engendrera un processus de réinstallation de 55 000 à 65 000 personnes personnes vivant dans la région. De ce fait, la construction du barrage a perdu l’apport de fonds internationaux en 2008.

 

En janvier 2015, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a menacé la vie des travailleurs sur le site du barrage. Le 3 février 2015, un convoi de fournitures pour le barrage a été attaqué et blessé à trois personnes. En juin 2019, le gouvernement turc a annoncé la fin des travaux de construction.

Salvo Buffa, Italie

@salvobuffa 

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"Le Mont Merapi, volcan le plus actif d’Indonésie, fait irruption en moyenne tout les deux a trois ans, avec des éruptions plus sévères et meurtrières tous les 6 à 10 ans. Petites ou grandes, ces explosions causent des émissions de cendres qui, au fil des années, ont recouvert chaque centimètres des faces sud et ouest de la montagne. Les habitants de Yogyakarta ont petit à petit découvert la valeur de cette cendre, et son utilité pour construire de nouvelles maisons et fabriquer un béton solide. Pendant la période où j’étais dans la montagne, j’ai pu voir une énorme exploitation minière impliquant des centaines de camions et des milliers de mineurs travaillant à extraire la cendre et les pierres accumulées depuis des années. Beaucoup d‘habitants de la montagne sont contre ces opérations car elles détruisent le paysage et les espaces naturels. Cependant, un jour, quand je quittais le village, dans une zone éloignée de la montagne, j’ai aperçu un camion, seul, arrêté sur un terrain boueux. En m’approchant, j’ai découvert une toute petite exploitation, avec seulement trois personnes. Deux hommes et une femme étaient sur la zone, pieds nus, creusant à mains nues ou à la pelles les cendres et la pierre sur 10 mètres en dessous de la surface de la terre. Leur progression était très lente, il leur fallait toute une journée pour remplir un camion. Ces mineurs étaient des locaux qui n’avaient pas d’autre option pour nourrir leurs familles. 

Ma photographie parle de la connexion entre les habitants et le volcan. La cendre est généreuse et rend la terre fertile pour les cultures mais elle peut aussi tout balayer sur son passage en une seconde. La femme sur la photo a réalisé que plutôt que de quitter le volcan, elle pouvait l’exploiter et avoir une vie qu’elle n’aurait pas ailleurs. Bien que le volcan soit amené a exploser encore, en détruisant les maisons des mineurs, certains choisissent de ne pas avoir peur, et de l’utiliser à leur avantage. 

Jordan Sirek, Etats Unis 

www.jordansirek.com

@jordansirek

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"Le 11 février 2019, ou 22 bahman 1397 selon le calendrier perse, des millions d'Iraniens dans tout le pays ont célébré le 40ème anniversaire de la Révolution islamique de 1979.

Une partie de la foule était composée de fervents défenseurs de la République islamique convaincus de la puissance et de l’inflexibilité du régime iranien face aux sanctions internationales. Ralliés par des chants de mort à l’encontre d’Israël ou de Trump, ils sont venus parader aux couleurs de l’Iran et porter des pancartes aux slogans nationalistes. Les autres participants ont été fortement incités à se joindre à cet élan nationaliste dans le cadre de leur entreprise, ou de leur école pour les plus jeunes. Sur cette photo, un jeune homme exhibe avec le sourire un portrait de Khomeiny, le premier guide suprême et grand vainqueur de la Révolution. Lors de l’année que j’ai passée en Iran, j’ai eu l’occasion de fréquenter régulièrement des jeunes de tous les horizons, sujet photographique intarissable et révélateur de la société iranienne. La jeunesse iranienne est diverse, fragmentée entre d’un côté un soutien au régime et une vie traditionnelle, et de l’autre un désir de liberté individuelle et de réussite conformée aux standards occidentaux. Si une minorité prospère et en profite pour émigrer, la majorité reste contrainte par les lois islamiques, l’éducation religieuse obligatoire, la situation économique qui s’aggrave et le service militaire de deux ans imposé à tous les jeunes garçons."

Théo Lefort, France, 

@theo.lefort

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"22 juillet 2016 

 

Précieuse est l’une des 8 enfants victime d’Infirmité motrice et cérébrale que j’ai photographié durant l’été 2016 à Brazzaville au Congo. J’ai décidé de partir là-bas pour témoigner d’une problématique de prise en charge de ces enfants, et j’ai été accueillie par la famille Kabi de l’Association Handicap Afrique. 

Au Congo, ces enfants sont désignés comme des « enfants sorciers » ou des « faux billets ». En plus de ces préjugés néfastes, la société congolaise ne propose aucune aide pour ces familles, elles doivent donc faire face seule à la maladie et à la pression sociale, ce qui entraîne souvent un rejet de l’enfant. En entrant dans l’intimité de ces familles, j’ai cherché à comprendre comment chacune gérait la maladie, le but étant de ré-humaniser ces enfants, de montrer comment certaines familles s’en sortent mais aussi de mettre en lumière les cas où les droits de ces enfants sont bafoués.  

À ses 1 an, Précieuse est abandonnée par sa mère, c’est son père qui la prendra en charge jusqu’à aujourd’hui. Soutenue par son père et ses soeurs, elle a réussi à prendre le dessus sur le handicap. 

 

Malheureusement tous les enfants que j’ai photographié n’ont pas eu cette chance et l’un d’entre eux a même succombé à ses souffrances quelques jours après mon retour en France… "

Anouk Desury, France 

anoukdesury.wordpress.com

@anoukdesury

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"Nakba.day.18"

 

Mardi 15 mai 2018 je me trouvais dans la banlieue de Ramallah, la capitale administrative des territoires palestiniens, des manifestations étaient en cours pour commémorer la Nakba, l'exode palestinien en 1948 durant la création de l'état d'Israel. Chaque année à cette période les palestiniens manifestent à la frontière en réclamant le droit de la traverser. Ce jour-ci de nombreux jeunes hommes comme celui sur la photo brûlent des pneus et lancent des pierres sur une patrouille de l'armée israélienne postée à quelques centaines de mètres à l'entrée d'une colonie israélienne. La situation est moins critique qu'au même moment à Gaza, mais la crainte de tirs à balles réelles est présente. Je me trouvais sur place pour mon agence et c'était le premier terrain de conflit que je couvrais, donc une certaine appréhension trottait dans ma tête je ne m'en cache pas. Je circulais sur la zone de tension qui était assez large quand je suis tombé nez a nez avec ce jeune homme encagoulé. Je l'ai tout de suite trouvé très photogénique, j'avais deux boitiers, un numérique, un argentique, je saisis le second car la scène me semble forte et je souhaite la garder sur film. Je déclenche...   

Adrien Vautier, France

www.adrienvautier.com

@a.vtier

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