Saint-Ouen, banlieue Nord de Paris, 2008, France. Campement de Rome dans une Friche industrielle.

Parisienne d’origine, Diane Grimonet est une photojournaliste française. Propulsée photographe de scène un peu par hasard dans les années 1990, elle signe plusieurs années plus tard quelques-uns des photo-reportages sociaux les plus percussifs de la presse française. Discrète derrière son objectif, elle pose un regard sur les vies marginales, les existences solitaires et le quotidien parfois sordide des habitants de la capitale française. 

Vous avez commencé par photographier le théâtre, la scène, pouvez-vous nous parler de cette époque ? 

Quand je suis arrivée à Paris, j’ai commencé à faire des photos, des portraits dans la rue de jeunes comédiens qui avaient besoin de books, et je faisais des portraits pour l’ANPE du spectacle. Je ne savais pas me servir d’un appareil photo à l’époque et par hasard j’ai été à la Villette, il y avait un spectacle de jeunes comédiens. On m’a demandé de dépanner pour les photos. J’étais fauchée donc je me suis dit que ça me ferait les films et les développements à l’oeil, on m’avait dit qu’on me renverrai la balle donc ça m’allait bien. On m'a effectivement rappelée pour faire une affiche de spectacle de Jean-Pierre Sarrazac, mis en scène par Claude Yersin, qui s’appelait « Hariette ». A l’époque je ne savais même pas ce qu’était un diaph, ni la vitesse, je savais tout juste charger une bobine et voilà que je me retrouvais avec ce contrat. Pourtant j’avais prévenu que je n’avais pas le niveau ! Et finalement l’affiche a fait un carton ! Je me suis donc retrouvée ensuite sur des filages de théâtre tous les soirs. Voila comment ça a commencé. J’ai ensuite fait des millions de clichés en photographie de scène. 

Qu’est-ce qui vous a menée à descendre dans la rue et quel a été votre premier reportage ? 

Je commençais à en avoir marre du théâtre parce que je n’avançais plus dans ma démarche photographique. Je suis passée devant la Maison des Ensembles à Paris, et je suis rentrée dans ce squat par hasard. J’ai commencé à suivre le mouvement des chômeurs qui démarrait à ce moment là, avec Pierre Bourdieu, Christophe Aguiton, Jean-Baptiste Eyraud (président du droit au logement) etc. Toutes ces alternatives avec les premières télés et radios pirates. Et puis d’un sujet en vient un autre, puis un autre, puis un autre … A ce moment là j’ai été à Libération où j’ai rencontré Laurent Abadjian, directeur de la partie photo. Je lui ai présenté les tirages que j’avais fait dans ma salle de bain à l’époque, qui avaient d’ailleurs tournés quand je suis arrivée au rendez-vous. Deux jours après je commençais à Libération, alors que je ne me rendais pas du tout compte de ce que c’était. J’avais une trentaine d’années. 

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Paris, France, février 2000. Squat de la rue d'Avron

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Évacuation d'un immeuble Rue du Maroc (19eme arrondissement de Paris) à 7h du matin par les forces de police. Cet immeuble abritait 3 familles dont 23 enfants, et 3 célibataires, tous en situation régulière.

"Quand je toquais à la porte à 7, 8h du matin avec mon boitier et que je découvrais des enfants qui dormaient par terre dans des endroits complètement délirants, dans un pays comme la France, parfois j’étais vraiment mal."

Vous avez documenté pendant longtemps la situation des personnes vivant en France dans des logements insalubres, notamment dans la série « Hôtels sans étoiles ». Comment les rencontriez-vous ? Et comment entriez-vous dans ces logements ? 

Plus tard, j'ai commencé le projet « Hôtels sans étoiles », qui a duré deux ans. Ce sujet était très compliqué à gérer parce qu’il fallait pouvoir rentrer dans les hôtels, avec leurs nouveaux tenanciers. L’un d’eux a même lâché un berger allemand sur moi un jour. Sans l’aide des familles à l’intérieur, je n’aurais pas pu le faire, ça aurait été ingérable. Ce qui m’avait interloquée c’était les quittances de loyer à 3000, 4000 euros par mois dans des taudis. Je les avais prises en photo parce que je pensais que personne n’allait me croire.

J’ai rencontré une famille, puis une deuxième etc. Et puis comme je passe bien je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais eu de problème pour rentrer dans les milieux en difficultés. Moi par contre j’avais plus de problème avec ma déontologie personnelle, que les famille n’en avaient à m’accueillir. Quand je toquais à la porte à 7, 8h du matin avec mon boitier et que je découvrais des enfants qui dormaient par terre dans des endroits complètement délirants, dans un pays comme la France, parfois j’étais vraiment mal. Avant d’entrer j’avais des palpitations cardiaques. Et puis en fin de compte on redonne une entité à ces familles aussi. Je l’ai compris des années après. Pour citer un exemple, je travaillais pour Libé, et j’avais fait un reportage à Cagneux-Sur-Mer sur deux familles, j’avais pris une photo assez violente d’un bébé au milieu de gravats dans l’appartement. Là j’avais appuyé un peu comme ça, mais c’était dur. À Libé, on s’était posé la question pendant au moins deux heures pour savoir si on publiait vraiment cette photo en couverture. J’ai donc appelé la famille et demandé à la maman, Magdalena, ce qu’elle en pensait. Elle m’a répondu « Diane tu es venue pour quoi ? C’est bien pour montrer ce qu’il se passe ici, donc publie cette photo ! »

Est-ce que la situation de ces personnes a évolué depuis ? Et les conditions de leur accueil en général aussi ? De meilleures solutions leurs sont-elles proposées ? 

Non maintenant c’est encore plus grave. Par exemple j’avais fait mon premier sujet sur les Roms à Paris, en 1997, et j'y suis retournée en 2010 au même endroit, la situation est la même, sauf que ce sont des populations différentes. 

Les associations sont dépassées par les évènements, on ne leur donne pas forcément les moyens qu’il faut. Moi je n’ai jamais travaillé avec des associations, je n'étais pas forcément la bienvenue, allez savoir pourquoi ? 

Comment a commencé la série des « Oubliés du Périph’ » ? 

Ça faisait des années que je passais et que je me disais « mais qu’est ce que font ces gens là-bas? ». Je m’étais dis qu’il faudrait faire un sujet là-dessus. Un jour j’ai pris mon boitier et je suis allée y faire un tour. J’ai rencontré Emile et Gustave, et c’est là que j’ai commencé le sujet. C'était très dur aussi. Les habitants du périph' sont hors de la société. Je me souviens d’un jour de mois de juillet, il faisait très chaud, et Gustave me propose un café et me dit « T’es pas bien là Diane ? ». C’était le camping à côté du périph : on buvait notre café en regardant les voitures passer. Puis j’ai fait le tour du périph à pieds, c’était épuisant, je n’ai plus 20 ans. C’était assez violent en tant que femme aussi, il y avait beaucoup d’hommes. J’avais photographié l’un d’entre eux dont je ne citerai pas le nom, et d’un seul coup, il s’était retourné avec une chaine qu’il a claquée par terre, et il m’a demandé « Qu’est-ce que tu fous là ? ». Là j’ai eu peur. Après j’ai compris que c’était un cas psychiatrique, mais je me suis remise en question en me demandant si je n’avais pas été trop vite avec lui. C’est parfois dangereux de travailler en France, on n’en parle pas beaucoup.  La photo c’est vraiment une histoire de temps, il ne faut pas se presser sinon c’est la catastrophe. 

Les soirs quand on rentre, on est abruti. Je regarde toutes les photos tout de suite pour vérifier la netteté et des choses comme ça mais je n’édite pas immédiatement. 

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Paris, France, 2014-2015, Porte de Ternes. Gustave a 74 ans, il est à la retraite, ne fait pas la manche.

Les midis, il va manger dans une association. Il fait le ménage et soigne son apparence : il porte un costume bleu hors d'âge. Il me fait penser à Fellini. Courbaturé et attaqué par l'arthrose, il rêve d'une tente plus grande pour se mettre debout, mais il ne possède qu'une tente canadienne d'une place. 

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Neuilly-Sur-Seine, France, 2001. Extrait de "Paris, ville de lumières". Centre d'hébergement d'urgence de nuit pour femmes de Maison Blanche. Mimi, 63 ans, passe toutes ses journées à marcher dans Paris et dort dans des dispositifs d'urgence. 

Pouvez-vous nous parler des conditions de vie précaires des enfants que vous avez pu croiser dans vos reportages ? Est-ce que l’espoir de s’en sortir leur est permis ? 

Pour moi c’est perdu d’avance. Deux enfants sur dix vont s’en sortir, et encore. La priorité des parents c’est de trouver à manger au jour le jour, de trouver un logement pour le soir, d’avoir de l’électricité etc … j’ai vu des bébés dormir dans des lits infestés de cafards.  J’ai rencontré une petite fille d’environ huit ans qui travaillait très bien à l’école et qui faisait ses devoirs dans la cage d’escaliers. Elle devait se lever toutes les deux minutes pour ré enclencher la minuterie. J’en suis sortie moi-même traumatisée. Mais ça, ça embête la presse et nous les photographes on fini par être découragés aussi. Mais j’aimerais sincèrement que ce travail soit exposé, parce que j’ai 20 ans de photographies là-dessus, et on parle de tous les enfants dans le monde, ce qui est très bien d’ailleurs, mais on est en France, et il faut parler d’eux aussi. J’ai été en Palestine, en Ukraine, en Roumanie et à l’international, mais travailler en France c’est aussi très compliqué, on se retrouve confronté aux demandes d’autorisation, les gens ne veulent pas exposer, ou alors parfois on me demandait si je n’avais pas honte de profiter de la misère des gens etc … la presse en parle en ce moment avec les gilets jaunes mais ils sont toujours en recule face au sujet « France ». Pour les concours et les bourses on ne vous donne jamais rien parce qu’on considère que vous n’avez pas besoin d’argent, mais un billet de train en France coûte parfois plus cher qu’un billet d’avion maintenant.

Avez-vous le sentiment que la précarité sociale en France, que vous documentez depuis plus d’une vingtaine d’années a évolué ? 

Je pense que ça va être de pire en pire. Je suis passée il y a 15 jours au Gymnase Roquepine, il y avait une occupation par des familles mal logées organisée par le Droit au logement, et il n’y avait personne, pas de presse, tout le monde s’en fichait. Et surtout il ne faut pas que ce soit des noirs et des arabes sur les photos, ça ne plait pas. Un jour une rédaction m’a demandé si je n’avais pas des français, des « blancs ». Je leur avais répondu ironiquement que s'ils le souhaitaient, je pouvais faire un casting pour prendre une petite fille blanche en robe smoke, que j’irai trainer dans la boue, et je la prendrais en photo. 

Pour la série « Rideau Noir », vous décidez de reprendre le dispositif que vous utilisiez pour le théâtre et les acteurs, mais cette fois-ci pour photographier des femmes en difficulté dans un Salon de Beauté mis en place par l'association Joséphine. Pourquoi faire ce choix de dispositif ? 

« Le Rideau Noir » ça s’est passé d’une manière un peu particulière. Je travaillais sur mes archives et j’avais fait un sujet pendant deux ans sur les femmes en difficultés dans Paris (« Paris, ville de lumière »), il y a avait des SDF, des prostituées, des femmes victimes d’inceste, de violences. Je suis retournée à Maison Blanche, le centre d’accueil d’urgence, et j’avais prévu de les remercier en faisant un shooting, en disant aux femmes du pavillon d’urgence pour femmes d’apporter des habits, du maquillage etc … j’avais fait des portraits d’elles, un partie au 24x36 et une partie au 6X6. (Tout le monde pense que je ne sais pas faire de portraits parce qu’il n’y en a pas sur mon site, mais j’en ai fait plein quand j’étais dans le théâtre !). Elles s’étaient prêtées au jeu, j’avais mis la musique à fond, les projecteurs de cinéma, et c’était tout un délire ! Elles n’ont d’ailleurs jamais oublié ces moments là ces femmes. Plus tard quand je suis retombée sur ces portraits je me suis dis que ça pouvait être un travail en lui même. Je suis donc allée au Salon de la Beauté des Femmes de l’association Joséphine, à Barbès - qui aidait les femmes en difficulté, leur faisait des relookings etc - je suis tombée sur Hélène Bérard, directrice artistique, et nous nous sommes mises toutes les deux sur le projet. Moi qui suis vraiment photo-journaliste je cherchais à donner un sens à ces portraits, alors j'ai acheté des feuilles et des marqueurs et je leur ai demandé d’écrire un mot sur ce qu’elles avaient à dire sur la société. Après l’idée a été reprise par des tas de gens. Nous avons très mal vendu le sujet parce qu’Hélène était aussi décalée que moi. Polka a sorti le sujet mais on aurait pu en faire une expo, mais je n’assure pas du tout de ce coté là. On s’était donc trimbalées avec le rideau pourri dans Paris, puis à Strasbourg, on cherchait toujours un moyen de mettre de la lumière donc j’avais acheté du matériel de cinéma, tout était à l’arrache, le rideau se cassait la figure. Comme disait Hélène, c’est un sujet qui s’est fait « entre deux portes ». Donc là j’ai rapproché mon expérience de la scène et du portrait.

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Katzarina, 49 ans. Extrait du "Rideau Noir". Blonde, 1,82m, une beauté à la Helmut Newton, un ouragan, une énergie sans faille. Le temps qu'elle a perdu à souffrir, elle souhaite le rattraper. Battue, harcelée, elle a gagné son combat grâce à sa persévérance et son courage. Pour elle, les coups c'est fini. Aujourd'hui elle vend des fleurs aux hommes mieux attentionnés. 

Vous faites régulièrement des ateliers photographiques ….

J’ai fais des ateliers avec des prostituées pendant deux ans. J’avais commencé un sujet sur la prostitution en Ukraine, et le trafic d’êtres humains. J’en ai fait des cauchemars pendant deux ans après ce sujet là. A chaque fois que j’appuyais sur le déclencheur pour faire un portrait j’avais l’impression de re violer ces femmes. En rentrant je me suis dis que j’allais faire un sujet à Paris, et j’ai rencontré une infirmière à l’Amicale du Nil, avec qui j’ai monté un atelier photo de reportage. Il y avait des femmes, hommes et trans. C’était coton dans Paris, la normalité m’a toujours ennuyée mais là on ne passait pas inaperçus. On avait tout, des boitiers argentiques, les tables lumineuses, on faisait le choix des photos sur les planches contact. Nous avons fait deux expositions avec ces photos de rue, et ils ont eu une publication dans Libération et six pages dans Regards, pour lesquelles ils ont été payés, je l’avais exigé. C’est là qu’on se rend compte que le parcours de vie est important parce que ce qu’ils ont fait c’était vraiment pas mal. Je le faisais au départ dans le but de photographier ensuite ces prostituées, mais après cet atelier je n’avais plus envie, car je n’avais plus le recule.

En 2014, vous vous êtes rendue en Algérie pour rencontrer une famille vivant sous Bouteflika. 

A l’époque à laquelle je me suis rendue en Algérie, pendant les élections en 2014, ils n’imaginaient pas de changement. Ce sujet là s’est fait un peu par hasard, j’ai eu le visa pour huit jours. Je n’avais rien préparé mais je ne voulais pas faire une couverture politique des élections, j'ai appelé Marie Sumalla, au Monde, et nous avons sorti le sujet. Je m'étais baladée dans Alger, et sur un marché j’avais rencontré un monsieur puis j'étais restée dans sa famille pour voir comment il vivait, et observer ce mélange de modernité et de conservatisme en Algérie. C’était une famille moyenne, sans grosses difficultés, mais encore traumatisée par la guerre civile. J’aimerais y retourner en ce moment pour faire un parallèle avec les évènements mais il me faut les visas. Mais la famille dans laquelle j’étais ne va pas manifester, c’est une famille très traditionnelle. Beaucoup d’algériens ont encore peur. Ils gardent des traumatismes. 

L’avantage de facebook c’est que je peux garder des liens avec les familles et j’essaye toujours d’envoyer les publications. 

"On vit dans une société où le temps n’existe plus, et c’est très important de prendre son temps, que ce soit dans la photo ou à titre personnel."

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Algérie, 2014.

Comment se fait-on oublier pour mieux documenter ? 

Il faut du temps. Je ne veux pas faire la vieille conne mais on vit dans une société où le temps n’existe plus, et c’est très important de prendre son temps, que ce soit dans la photo ou à titre personnel. Une fois j’étais à la frontière libyenne, dans le camps de Choucha. À ce moment là, j’ai compris pourquoi les gens voulaient partir de ces endroits et j’ai pris vraiment conscience de la liberté dont on bénéficie ici, en France. Ce jour-là je suis tombée sur un vieux monsieur qui m’a dit « vous les européens, vous agissez puis vous réfléchissez ensuite. Il faut toujours regarder et après agir ». Et j’ai trouvé ça très juste, pour tout ce qu’on peut vivre dans la vie, même pour les histoires d’amour. Les gens ne prennent plus le temps de s’arrêter, et c’est très important en photo. Si vous allez trop vite vous ne pouvez pas arriver à une qualité photographique de toutes façons. Se faire oublier c’est mener les gens à vous faire vraiment confiance, afin qu'ils comprennent que les photos ne leur feront pas de mal. Je fais des petits tirages de mes travaux précédents pour les montrer aux gens que je photographie. Et je ne cherche pas forcément la publication après un travail. J’ai des photographies trash que je ne vais pas publier. 

Auriez-vous un conseil à donner à un jeune photographe ? 

Ce que je dis aux jeunes photographes -même si je suis consciente que la photographie c’est très difficile- c’est qu’à partir du moment où ils ont un travail d’excellente qualité, les photos sortiront. Moi j’ai eu des publications de sujets invendables, dont tout le monde se foutait. Mais c’est la qualité du travail et la sincérité de la démarche qui compte. L’émotion amenée dans le sujet. Il faut avoir la certitude que vous croyez vraiment en ce que vous êtes en train de faire. Il faut faire en sorte que les rédactions et les services photo croient en votre sujet en vous voyant en parler et le défendre. Ce qui est très compliqué pour les photographes c’est de garder cette foi en ce qu’ils font, parce que bien sûr il y a des périodes à vide. Mais il ne faut pas chercher l’uniformité des styles pour être publié à tout prix, ne travaillez pas pour un média, si vous avez choisi d’être indépendant, ne rentrez pas dans le moule, ou vous allez très vite tourner en rond.

Quelqu’un qui est photo-reporter ne sera jamais riche, c’est un choix de vie, alors autant prendre son temps. Beaucoup de jeunes photographes viennent me voir, je donne ma carte avec plaisir. Je suis pour la transmission des connaissances et ça devient aussi compliqué dans notre société. Avant sur les manifestations on se prêtait les boitiers, les films, le matos, tout. Maintenant il y a moins d’entraide.

PHOTO INéDITE

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Cette photo a été prise en 2000 dans les Yvelines, à l'intérieur de la caravane de L'école du voyage, qui intervient dans les campements de Roms. Elle permet à ces enfants d'accéder à la scolarité.

Les inégalités se dessinent dès l'enfance, par l'accès ou non à l'école et à la culture. Les enfants nés dans les campements de Roms n'ont pas les mêmes chances d'accéder au savoir que ceux nés dans le 5ème arrondissement de Paris. 

Diane Grimonet © Mona Grimonet 

- Entretien par Mathilde Azoze et Naemi Elmekki -

- Le 05.04.2019 -

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