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BLACK 

CHICAGO

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Pour cette fin d’année 2017, la Galerie des Douches nous présente un exposition collective tournant autour du thème de la communauté noire-américaine, au sein de la ville de Chicago. 

A travers sept regards et sept parcours de photographes très différents, nous nous baladons dans les rue de la troisième ville la plus peuplée des états unis, de 1940 à nos jours.

 

Wayne Miller, Ray K.Metzker, Yasuhiro Ishimoto, Marvin E.Newman, Vivian Maier, Tom Arndt et Carlos Javier Ortiz, tous ont photographié les quartiers de Chicago où vit la communauté noire, dans l’attente et l’espoir d’un meilleur futur. Les rues dans lesquelles ils font leur courses, celles dans lesquelles les enfants jouent, ou encore celles où on entend la musique Blues résonner, Maxwell Street en particulier. Simples photographies de rue, regards croisés, ou reportages plus approfondis, Tous ont eu leur propre expérience au sein de cette communauté là.

A son retour de mission au sein de la Navy pendant la seconde guerre mondiale, Wayne Miller a photographié le Sud de Chicago pendant 3 ans. Au sein de la « Black Belt », il suit ces familles noire américaines, issues de la Grande Migration africaine en Amérique. Pour le photographe, lui même originaire de la ville, c’est la première fois qu’il se rend dans ces quartiers. Avec une vision tout a fait humaniste, il tente de comprendre comment vit cette communauté très pauvre et quels sont leurs rêves. Magnum Photo sortira en 2000 un livre sur cet essai réalisé par Miller : "Chicago South Side 1946-1948".

Ray K Metzger, lui, est originaire du Wisconsin mais fait ses études a l’Institut de Design de Chicago, où il était étudiant de Harry Callahan et Aaron Siskind. Pendant ce temps là, il se balade dans les rues et photographie les passants pressés, en noir et blanc, dans une esthétique géométrique et contrastée, ce qui fait sa patte reconnaissable. Il cherchera d’ailleurs à cette époque, dans sa chambre noire, ses premières techniques modernistes. 

 

C’est à Chicago que l’artiste Yasuhiro Ishimoto se tourne vers la photographie. Après des aller-retour entre les états unis et le Japon, où ses parents ont décidé de revenir s’installer quand il était jeune, en 1924, il revient aux états unis et entame également des études à l’institut de Design et rencontre le photographe Harry Shigeta. Pendant ses études il réalise de nombreusesphotographies dans la ville de Chicago, de ses plages, aux quartiers du sud, en passant par le le centre des affaires. Après l’obtention de son diplôme, en 1953 il retourne au Japon, se marie et commence un travail approfondi sur Tokyo. Il considère d’ailleurs ces villes jumelles. Il revient à Chicago de 1958 à 1961 et prend de nombreux clichés de la ville a nouveau. En 1969 il produira d’ailleurs l’ouvrage « Chicago, Chicago », avec entre autres des textes de son ancien professeur Harry Callahan. Par les 600 clichés sélectionnés par le photographe lui même, il pose un regard mélancolique sur la ville ou il a passé sa jeunesse. 

Marvin E Newman connaissait bien Yasuhiro Ishimoto car ils étudiaient  au même endroit. Et c’est avec lui qu’il s’est rendu dans les rue du Sud de Chicago pour constater la misère augmenter au fil des années et les immigrés déchanter face à leur rêve de vie plus digne. Ils y réalisent le film expérimental « The Church on Maxwell Street » (1951). Dans les rues du quartier, avec un style infiniment  libre, il se raccroche aux visages et à la joie des enfants pour réaliser ses photographies. 

La mystérieuse Vivian Meier, dont on connait à présent tous l’oeuvre exceptionnelle, s’est aussi beaucoup promenée dans les rue de la ville de Chicago. Elle y a photographié les sorties de théâtre, les gens qui fument dans les rues, les évanouis, les passants, les stars de cinéma, toujours discrète et cachée. Et elle y a aussi croisé la communauté noire américaine, les enfants qui courent dans les rues, sur les grands boulevards, les jeunes femmes qui attendent le train, endimanchées. 

 

Tom Arndt lui, a photographié toute sa vie le Minnesota, dont il est originaire. Photographe documentaire, il dresse un portrait de son pays : les pauvres, les marginaux, les rues, sans etre misérabiliste.. Il se rend également dans le sud de Chicago, et photographie ses citoyens, les gens qui travaillent, qui se lèvent tôt.

 

Enfin, Carlos Javier Ortiz est photographe et réalisateur. Depuis les années 2000, il cherche à raconter, a travers des photographies et des courts métrages, l’histoire des noirs américains qui ont immigrés après la guerre. Il suit cette communauté jour et nuit. Ces hommes et femmes qui, des années après constituent encore un tissu de solidarité dans la souffrance engendrée par la violence due à la pauvreté et au racisme. Le livre « We all got », retrace son travail de 2006 à 2013 à ce sujet. 

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Exposition collective « Black Chicago »

Du 28 Octobre 2017 au 13 Janvier 2017

Les Douches Galerie 

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